LUTTE CONTRE LA FRAUDE LORS DES EXAMENS L’AMEM sensibilise les acteurs

Dans le cadre de la lutte contre la fraude pendant les examens, l’association malienne des enseignants musulmans a organisé une conférence-débat sur le thème : «Fraude pendant les examens, causes, conséquences et propositions de solutions».
Cette conférence a permis aux acteurs de situer les causes, les conséquences et de proposer des solutions.
C’était le samedi 28 mai 2016 dans la salle d’indépendance du lycée technique en présence de Mahamane Touré, président de l’AMEM, et de Abou Diarra, conseiller technique au ministère de l’Education, représentant le ministre.
Animée par Issoufi Dicko, directeur de l’académie d’enseignement de Kati, cette conférence a permis aux enseignants, aux élèves, aux parents et aux structures chargées de l’organisation des examens de fin d’année de connaître les causes, les conséquences et de faire des propositions afin de mettre fin à ce fléau qui a longtemps terni l’image de notre système éducatif.
Pour Mahamane Touré, président de l’AMEM, son association a pour objectif principal de lutter pour que le pays ait des citoyens bien compétents et bien éduqués, imprégnés de nos valeurs sociétales et morales : «Pour que le pays soit doté de citoyens compétents il faut que l’organisation des examens soit transparente, équitable et juste.
Malheureusement, dans ces dernières années, nous constatons comment les examens se déroulent.
C’est pourquoi nous avons organisé cette conférence-débat afin d’informer, de sensibiliser l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus scolaire. Cette conférence est une manière pour nous aussi de prendre notre responsabilité dans la lutte contre la fraude en cette période des examens».
Pour le représentant du ministre de l’Education nationale, Abou Diarra, la thématique de la conférence est très importante : «La fraude est une action de mauvaise foi pour tromper. Par cette action, les candidats réussissent à passer les examens».
Selon lui, les conséquences sont désastreuses à plusieurs niveaux car ces candidats passent sans niveau. Donc ils seront des citoyens mal formés et ne pourront pas être utiles à leur pays : «La fraude a des conséquences graves sur l’individu et sur le système éducatif. Quand un citoyen est mal formé, il ne peut pas servir au développement du pays.
La fraude est condamnée par la religion car c’est du vol. Un système basé sur la fraude est un système qui est appelé à disparaître».
Pour lutter contre ce fléau, M. Diarra invite les enseignants, les parents, les autres acteurs scolaires à conjuguer leurs efforts afin de mettre fin à la fraude.
Il a également sollicité la prise de mesures drastiques à travers des campagnes de sensibilisation dénonçant les actes de fraude chaque fois. M. Diarra a plaidé aussi pour des sanctions contre les coupables de fraude et des récompenses pour les enseignants, les administrateurs scolaires qui font bien leur travail.
Au cours de la conférence-débat, des conseils sur le plan religieux ont été prodigués par le conférencier.
Notons que cette conférence fait suite à l’organisation de cours privés gratuits par l’AMEM à l’intention des élèves candidats des deux rives du district de Bamako.
Y. Doumbia
Source:Le Debat.30/05/2016.