Les brèves du Nord Neuf colonels capturés par l’équipe d’Ould Meïdou Le Colonel Ould Meïdou, chef

Il n’en est rien. Il a été victorieux, avec la capture à la clé de neuf prisonniers, se considérant comme des Colonels, qu’il a ramenés à Gao. Le chef d’Etat Major général de l’armée, le Général Gabriel Poudiougou, a demandé à ce qu’ils soient transférés à Bamako, où ils sont, semble-t-il, arrivés depuis samedi soir. Des proches du douanier Ag Bouya, Directeur régional à Sikasso, serait concernés.

Gamou réquisitionne les 4×4 et les téléphones Thuraya

Dans la ville de Kidal, chaque fois que l’armée se prépare à sortir, des ennemis, tapis dans l’ombre, appellent par téléphone Thuraya (satellitaires) les bandits armés, pour leur donner la position et signaler les mouvements des éléments de l’armée. Face à cette situation, le Colonel Gamou a réquisitionné tous les véhicules 4×4 et tous les téléphones Thuraya qui sont dans la ville. Lui et ses hommes sont passés de famille en famille pour retirer, souvent de force, les téléphones satellitaires. Certains ont trouvé la mesure bonne, d’autres, comme toujours, la critiquent. Vivement donc que cette décision puisse être porteuse d’effet et que l’armée puisse faire ces va et vient librement, sans que l’ennemi n’en soit informé.

Le narcotrafiquant Mohamed Ould Awaïnatt libéré

Arrêté dans le cadre de l’enquête sur «Air Cocaïne», le milliardaire, opérateur économique de son état, Mohamed Ould Awaïnatt, a été discrètement élargi dans la nuit du jeudi 19 janvier. Cette libération est consécutive à une revendication posée par un groupe de jeunes arabes appelés à monter au front. Sans coup férir, ATT, au nom de la raison d’Etat, a donc fait sortir du trou ce présumé narcotrafiquant, lequel a ensuite exigé et obtenu que son chauffeur, incarcéré à la Sécurité d’Etat, soit également remis en liberté. Alors, quand donc le jeune Hacko, apparemment innocent, impliqué dans la même affaire, recouvrera-t-il sa liberté?  

Dégradation de la situation sécuritaire au nord du Mali: des partis se prononcent

Suite aux attaques rebelles, IBK appelle à l’unité nationale

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), candidat à la présidence du Mali, condamne avec la dernière vigueur les attaques perpétrées par des rebelles depuis le mardi 17 janvier, contre les villes de Ménaka, Aguelhok et Tessalit, dans le nord-est du Mali.

Il appelle à l’unité nationale derrière un front républicain réunissant tous les patriotes, car «le Mali doit rester un et indivisible», déclare-t-il. Nul ne peut accepter que la souveraineté du Mali soit bafouée, et que notre territoire devienne un champ de bataille au profit d’intérêts particuliers.

Par ailleurs, IBK a mis en garde contre les amalgames, en précisant que «l’écrasante majorité des communautés du Nord vit paisiblement et aspire à contribuer au développement de la Nation». Au moment où le Mali célèbre le 51ème anniversaire de son armée, IBK a salué «le courage de nos troupes sur le terrain», et a rendu hommage aux disparus.

IBK a fait du rétablissement de la sécurité au Mali l’un de ses principaux chevaux de bataille. «Je ne laisserai jamais la terreur s’installer dans le Nord Mali», a-t-il déclaré le samedi 14 janvier 2012 lors de son investiture au stade Modibo Keïta de Bamako, devant plus de 30 000 militants et sympathisants. «Je serai le Président d’un Mali sûr et rassemblé, où chacun pourra circuler librement sur l’ensemble du territoire», a promis le candidat, porté par une coalition de 17 partis.

Parmi les mesures concrètes envisagées, IBK propose l’adoption d’une loi de programmation militaire qui viserait à adapter les forces de sécurité maliennes aux nouvelles menaces. Il s’agirait de leur donner «les moyens d’agir, former des unités d’élite, et renforcer les capacités des services de renseignement».

Le candidat prévoit également un vaste dialogue national, à travers l’organisation des Assises nationales du Nord, d’ici fin 2012. Inédite, cette plateforme réunirait toutes les composantes communautaires, forces politiques, chefferies traditionnelles, administration locale et centrale, experts et représentants de la société civile. Une solution pour amorcer une détente devenue urgente au vu des derniers développements dans le Nord, et pour mieux adapter l’Etat et la gouvernance aux attentes des populations.

Bamako, le 19 janvier 2012

La Direction de la Communication du candidat IBK

Le 22/01/2012