La Bourse de Paris en repli après la victoire anticipée de Macron (-0,51%)

La Bourse de Paris évolue en repli après la victoire largement anticipée d’Emmanuel Macron AFP/Archives / ERIC PIERMONT
La Bourse de Paris évoluait en recul (-0,51%) lundi matin après la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle française, victoire que les investisseurs avait largement anticipée depuis le premier tour.

A 09H15 (07H15 GMT), l’indice CAC 40 cédait 27,58 points à 5.404,82 points. Vendredi, l’indice avait fini en nette progression de 1,12% à 5.432,40 points, retrouvant même son plus haut niveau en clôture depuis le 9 janvier 2008.

La politique devrait écraser tous les autres thèmes ce lundi, alors que les investisseurs voient le candidat qu’ils privilégiaient, un centriste pro-européen, remporter le scrutin présidentiel face à une candidate du Front national hostile à l’Europe.

« Ce résultat écarte le risque d’un nouveau coup porté à l’Union Européenne après le Brexit britannique, coup qui aurait pu cette fois être fatal eu égard au rôle central de la France dans la construction européenne », souligne Adrien Pichoud, chef économiste chez SYZ Asset Management.

Néanmoins, cette victoire était largement attendue par les investisseurs, et la place parisienne avait déjà pris plus de 7% depuis le lendemain du premier tour.

Par ailleurs, toutes les incertitudes n’étaient pas entièrement levées, comme le rappelle Michael Hewson, un analyste de CMC Markets, alors que se pose la question de la majorité parlementaire avec laquelle M. Macron pourra gouverner.

Quelle majorité?

« Des élections législatives vont se tenir en juin. Et alors qu’il (Emmanuel Macron) a remporté le scrutin présidentiel avec une large avance, les investisseurs feraient bien de se souvenir que c’était en raison de son adversaire. Le vote au parlement sera une toute autre histoire », écrit-il ainsi.

« Un risque existe que le nouveau Président n’obtienne pas une majorité aux prochaines élections législatives en juin prochain, ce qui le contraindrait à former un gouvernement de coalition », abondent dans une note les économistes de Mirabaud Asset Management.

Dans ces circonstances, les indicateurs passeront au second plan, avec un agenda relativement creux.

En Allemagne, les commandes passées à l’industrie ont continué d’augmenter en mars, gonflant de 1% sur un mois, selon un chiffre provisoire meilleur qu’attendu.

La Chine a quant à elle publié ses chiffres du commerce extérieur. Elle a ainsi dégagé le mois dernier un excédent commercial de 38 milliards de dollars (après 23,9 milliards en mars). La Chine avait enregistré en février le premier déficit de sa balance commerciale en trois ans.

Sur le front des valeurs, Bouygues reculait de 0,12% à 38,49 euros. Le géant de la construction, qui avait signé début 2016 au côté du gestionnaire des aéroports de Paris, ADP, un protocole d’accord pour développer l’aéroport de Téhéran en Iran, a temporairement jeté l’éponge.

Airbus cédait 0,40% à 75,58 euros. Le constructeur a enregistré 23 commandes nettes d’avions depuis le début de l’année, portant son carnet de commandes à 6.715 appareils à fin avril.

Euler Hermes gagnait 0,71% à 91,95 euros, sans être pénalisé par la publication d’un bénéfice net de 88,2 millions d’euros au premier trimestre, en baisse de 12,8% par rapport à l’an dernier où sur la même période le groupe avait profité d’une plus-value exceptionnelle.

Sanofi prenait 0,22% à 89,89 euros, après avoir annoncé vendredi sa décision de conserver son activité de sous-traitance de principes actifs chimiques, écartant ainsi les options d’une cession ou d’une coentreprise

Cac 40 (Euronext)

(©AFP / 08 mai 2017 09h27)