EN UN MOT: La pression du PM

Le report des élections législatives est une volonté du chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga qui l’avait souhaité devant les membres de la plateforme Ensemble pour le Mali (EPM). Une idée qui n’avait pas eu l’assentiment de ce groupe de soutien au chef de l’Etat à tel point que le président du parti RPM et d’EPM, Dr. Bocary Tréta, l’avait désavoué publiquement.

Pour obtenir le report, le gouvernement avait saisi la Cour constitutionnelle sur la prolongation du mandat des députés. La réponse de l’institution a été catégorique : pas question d’ajouter un jour de plus sur le mandat de l’actuelle législature ! Mais, à la surprise générale, le week-end dernier, des informations ont fait état de la décision de la même Cour de prolonger le mandat des députés. Qu’est-ce qui s’est passé en un si peu de temps pour que l’auguste Cour se dédie ? Certains soutiennent que le report a été demandé par l’Assemblée nationale, ce qui reste à confirmer.

Au sein de la classe politique, on ne se fait plus d’illusion : “la Cour a dû prendre cette décision sous la pression du Premier ministre”. Des arguments ne manquent pour soutenir le report : permettre à l’opposition de participer, corriger les insuffisances dans l’organisation des élections, tenir compte de l’Accord pour la paix et la réconciliation sans oublier le nouveau découpage territorial.

DAK