CRIME CONTRE L’HUMANITE Le procès Al Hassan à la CPI divise les Maliens

 

 

Pour certains, c’est un soulagement. Pour d’autres, c’est un mauvais signal. Le djihadiste malien Al-Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud a comparu pour la première fois la semaine dernière devant une chambre préliminaire de la CPI.

Le djihadiste Al Hassan, ex-membre du groupe Ansar Dine, a été transféré à La Haye le samedi 31 mars 2018. Il est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis à Tombouctou entre avril 2012 et janvier 2013.

Sa première comparution ce mercredi (04.04.) a été brève. Une trentaine de minutes. Au cours de l’audience, Al-Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud a été appelé à confirmer son identité et ses droits lui ont été communiqués.

La procédure contre Al Hassan suscite diverses réactions. Yehia Ag Mohamed Ali, Touareg ressortissant du nord et membre du parti politique Sadi (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance) se dit « profondément choqué par le fait que (son) pays transfère un de ses citoyens à une cour internationale. Une cour d’ailleurs qui est totalement décriée dans le monde entier. Beaucoup de Maliens ont été jugés ici pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Et c’est un très mauvais signal parce que les deux djihadistes qui ont été transférés sont des Touaregs. » Avant Al Hassan, la CPI avait déjà jugé et condamné le djihadiste malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi.

Avec  DW