Burkina Faso Usage massif d’argent par l’opposition

La réélection du président IBK était un enjeu aussi bien à l’intérieur qu’à
l’extérieur du pays. Les Maliens du Burkina Faso ont accompli leur devoir
civique comme dans les autres représentations diplomatiques à travers le
monde. Dans le pays de notre voisin, l’Ambassadeur Soulalé a abattu un travail titanesque pour la bonne tenue du scrutin le dimanche dernier. On nous
apprend aussi que grâce à son travail de sensibilisation, beaucoup ont retiré
leurs cartes d’électeurs.
Mais pendant la campagne et lors du passage des équipes de l’opposition à travers
le pays des hommes intègres, l’argent a parlé. Des cagnottes ont été distribuées aux
Maliens du Burkina Faso par le candidat Soumaïla Cissé, selon nos informations. Il
semble que beaucoup ont léché leurs babines à travers des distributions massives
d’espèces sonnantes trébuchantes. Certains n’hésitent même pas à parler du porte –
à – porte pour dénicher de potentiels votants afin de leur distribuer des pots de vin.
Cette pratique irrégulière sape la moralité du scrutin. Voilà pourquoi si l’on y prend
garde, un narcotrafiquant peut un jour s’adjuger les rennes du pouvoir au Mali.
La prolifération de l’argent dans les campagnes électorales est un aspect négatif du
vote. Le cas du Burkina en est l’illustration satisfaisante. D’autres sources indiquent
que Soumi voulaient coûte que coûte gagner dans ce pays où il passé une grande
partie de sa carrière professionnelle, qu’il a soudoyé des cadres de l’UEMOA quand
il était en fonction à Ouagadougou et qu’il se serait appuyé sur son réseau incriminé
dans l’affaire des forages de l’UEMOA LAND pour faire mouche.
Le cas du Burkina Faso est hélas révélateur que l’achat de conscience reste une
survivance dans les élections. Mais nonobstant cette situation, des Maliens au
Burkina ont préservé leur honneur en votant massivement pour l’enfant de
Sébénikoro.
Salif Diallo