Burkina : 5 morts dont 4 gendarmes dans l’explosion d’un engin artisanal

Burkina Faso's soldiers take position in the surroundings of the Splendid hotel following an attack by Al-Qaeda linked gunmen on January 16, 2016 in Ouagadougou. Burkina Faso troops supported by French special forces were battling Al-Qaeda linked gunmen in the early hours of January 16 in a Ouagadougou hotel where at least 23 people have been killed. At least 23 people from 18 countries were killed in a jihadist attack that struck the heart of the capital of Burkina Faso, a security source told AFP, adding that the toll could yet rise. / AFP / AHMED OUOBA

Ouagadougou – Cinq personnes dont quatre gendarmes ont été tuées par l’explosion d’un engin artisanal (IED) au passage de leur véhicule vendredi à Boungou, localité de l’est du Burkina Faso, en proie à des attaques similaires attribuées aux djihadistes, ont indiqué samedi des sources sécuritaires à l’AFP.

“Un véhicule de la gendarmerie, en mission d’escorte, a sauté sur un engin artisanal à Boungou, tuant quatre gendarmes”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

Une autre source sécuritaire a confirmé cette information, précisant qu’un “civil a également péri, portant le bilan à cinq morts”.

L’équipe de gendarmerie effectuait une mission d’escorte de travailleurs du site aurifère de Boungou, selon cette source.

Mi-août, cinq gendarmes avaient été tués dans des conditions similaires sur le même axe qui relie Boungou à Fada N’Gourma, chef lieu de la région de l’Est.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

Selon un bilan officiel établi fin septembre, les attaques ont fait au total 229 morts depuis 2015.

Le Nord et l’Est sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Les explosions meurtrières d’engins improvisés (IED) se sont multipliées et ont coûté la vie depuis le mois d’août à une quarantaine d’hommes des forces de défense et de sécurité.