BREVES INFOSEPT

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LE MINISTRE BEN KATTRA SOLLICITE L’ACCOMPAGNEMENT DES CENTRALES SYNDICALES
Accompagné de quelques membres de son cabinet, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Maouloud Ben Kattra, a rendu mardi 25 avril 2017, une visite de courtoisie à trois centrales syndicales et une chambre consulaire. Objectif : solliciter leur soutien et leur accompagnement en vue d’atteinte des objectifs de création des 200.000 emplois que le candidat Ibrahim Boubacar Keïta avait promis de créer au terme de son quinquennat qui s’achève en 2018. Les centrales syndicales sollicitées étaient l’UNTM, la CSTM, l’APCMM et de la CDTM. Le ministre Ben Kattra a été chaleureusement accueilli par ses camarades de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) à la Bourse du travail. Et c’est dans la salle de réunion Bakary Karembé qu’ont lieu les échanges avec les responsables de la centrale syndicale, avec, à leur tête le Secrétaire général, Yacouba Katilé. Après avoir souhaité les vœux de réussite à son ancien adjoint, M. Katilé a invité ce dernier à mettre son expérience syndicale au profit du gouvernement pour la restauration du dialogue social qui, selon lui, « a un peu manqué ces derniers temps entre les gouvernants et les gouvernés ». Car, « le syndicalisme, ce n’est pas que les grèves, c’est aussi la gestion au quotidien des problèmes qui se posent au monde du travail », a indiqué le numéro 1 de l’UNTM.
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SECURITE ET SANTE AU TRAVAIL : En quête de mécanismes fiables de prévention
L’hôtel Radisson Blu a abrité, le jeudi 27 avril 2017, la 15ème Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail couplée à la 21ème Journée africaine de la prévention des risques professionnels. Les deux « Journées » avaient comme thèmes respectifs : « Optimiser la collecte et l’utilisation des données sur la sécurité et la santé au travail » et « Evaluation des risques professionnels, gage d’une modernisation des outils de gestion de la santé et de sécurité au travail ». La cérémonie de célébration était présidée par un représentant du ministre de la Solidarité et de l’Action humanitaire, Amadou Diallo. Les deux journées célébrées le 28 avril de chaque année par les défenseurs de la santé et de la sécurité au travail, offrent l’opportunité d’aborder des préoccupations essentielles liées à la protection du travail. Elles permettent également de sensibiliser les pouvoirs publics et l’opinion sur la nécessité de renforcer les politiques de prévention des risques professionnelles et d’encourager les initiatives de promotion du travail décent. Pour le représentant du ministre en charge de la Solidarité, les différents thèmes abordés, traduisent l’expression de la détermination des institutions nationales et internationales, chargées de la promotion d’un travail décent, de contribuer inlassablement à la recherche de solutions globales et efficientes aux problèmes de protection des travailleurs surtout ceux liés aux risques professionnels. Il a précisé que c’est dans ce cadre que la communauté nationale et celle internationale s’activent, depuis des années, pour l’identification et la mise en œuvre des mécanismes susceptibles de favoriser une meilleure maîtrise des accidents et maladies liés au travail et corrélativement des coûts induits par ceux–ci. Par ailleurs, Amadou Diallo a souligné que les accidents du travail et les maladies professionnelles affectent gravement la population active et impactent négativement sur nos économies. Il a aussi relevé que la mondialisation de l’économie et les nouvelles technologies ont créé de nouveaux types de risque, liés aux nouvelles formes d’organisation du travail. Selon les statistiques de l’Organisation internationale du travail (OIT), plus de 5 000 personnes meurent, au quotidien, du fait d’accidents du travail ou de maladie professionnelle. Sur la question, le représentant du ministre trouve que le coût économique, financier et humain de ces accidents du travail et autres maladies professionnelles, est excessif. Il ressort de constats de spécialistes que la situation est plus alarmante dans les pays en développement, notamment ceux du continent africain où la probabilité d’être victime d’un risque professionnel serait 5 fois plus élevée qu’en Europe. ===================================================================
Réception de passation de service à l’honneur du nouveau représentent résident de la Fondation Friedrich Eberth

L’Hôtel Maeva Palace a servi de cadre le jeudi 27 avril 2017 à la cérémonie de passation de service entre Mme Annette Lohmann, représentante résidente sortante de la Fondation Friedrich Ebert et M. Philip Goldberg, nouveau représentant de ladite organisation au Mali. La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités. Pour l’occasion, la Fondation a choisi le Dr Mohamed Traoré, Politologue à la Faculté de Droit pour un exposé sur le thème : «La révision constitutionnelle entre légalité, légitimité et opportunité». En effet, selon l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, le Mali doit procéder à une révision de sa Constitution. C’est ce qui a amené, selon le Dr Traoré, les plus hautes autorités du pays à la mise en place d’un Comité d’experts chargé de mener la réflexion. En somme, le Dr Mohamed Traoré a, dans son exposé parlé des tenants et des aboutissants de cette révision constitutionnelle, dont le texte est aujourd’hui devant l’Assemblée Nationale.
Après cet exposé, M. Amadou Samaké, dans son message d’au revoir à la représentante résidente sortante, et au nom de tous les travailleurs de la Fondation a rendu hommage à Mme Annette Lohmann. Il n’a pas manqué de la réitérer toute leur reconnaissance pour son savoir-faire, son style de management et son abnégation à gérer au mieux les projets et programmes de ladite structure durant son séjour au Mali. En retour, Mme Lohmann a remercié les uns et les autres pour leur esprit de collaboration et d’engagement. Quant à M. Philip Goldberg, le tout nouveau représentant Résident de la Fondation Friedrich Ebert, il a dit compter sur l’accompagnement de tous pour ouvrir d’autres chantiers de la coopération. Car, la réussite de la mission dépend de l’implication des uns et des autres.
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Les responsables de la SOMAGEP à cœur ouvert devant les hommes de média
Le DG de la Société Malienne de Gestion de l’eau potable (SOMAGEP), M. Boubacar Kane, entouré de ses proches collaborateurs, était face à la presse, le jeudi 27 avril 2017 dans les locaux de ladite structure. C’était pour faire le point de l’état des lieux de la situation de production d’eau de la SOMAGEP à Bamako et dans les autres centres à travers le pays. Les journalistes ont été aussi édifiés sur le rôle de la SOMAGEP, ses missions et les mesures prises pour faire face aux pénuries d’eau à travers le pays. Ainsi, parlant de l’offre et de la demande, le premier responsable de la SOMAGEP dira qu’actuellement, les cinq centrales de Bamako ont une capacité de production de 202 500m3 d’eau contre une demande potentielle de 383 957m3 et une longueur totale de 2130,38 km de réseaux de distribution d’eau potable contre 1963,00 km pour les 17 autres centres du pays.
Il indiquera en outre que l’’accès au service de l’eau potable est limité à 50% de la population de Bamako et 26% desservie par des bornes fontaines. Les inégalités urbaines persistent, ce qui fait qu’un million de personnes, les plus démunies, payent l’eau jusqu’à cinq fois plus cher que les tarifs SOMAGEP. Comme contraintes liées à la production, M. Kane citera entre autres la saturation de la capacité de production à l’échelle nationale spécifiquement à Bamako, l’insuffisance de la capacité de refoulement vers les zones de distribution et la vétusté de certains équipements de production.
S’agissant des problèmes liés à la distribution, on note le sous dimensionnement du réseau de distribution, sa densification insuffisante et la vétusté des réseaux et compteurs. En ce qui concerne les perspectives, le DG de la SOMAGEP indiquera le Projet de Kabala, avec une capacité à terme de 288.000 m3 par jour, qui résoudra le problème d’eau à Bamako. Il est aussi prévu le projet de renforcement des capacités opérationnelles, de réduction de l’eau non comptabilisée avec relève des Bornes fontaines de Bamako, des gros consommateurs et la sectorisation de la gestion de la pression.