Avion présidentiel et marché d’équipements militaires: A un mois de l’échéance fixée par le FMI…..

Si le Président IBK n’a pas trainé les pieds pour satisfaire trois exigences de l’institution financière internationale, à savoir le respect de l’audit du bureau du vérificateur général et de la Cour suprême, la publication de ces deux audits et la révision de l’article 8 du code des marchés, il affiche aujourd’hui clairement sa volonté de rouler le FMI dans la farine sur le quatrième point de ses recommandations qui consiste à établir un rapport sur le processus de sanctions à infliger aux responsables politiques et administratifs, impliqués dans la gestion douteuse de ces deux marchés. Pour ce faire, il se prête aujourd’hui à une véritable opération de saupoudrage qui consiste à faire sortir les ministres soupçonnés du gouvernement pour ensuite les élever dans des postes plus juteux. Face à ce jeu sombre du Président IBK visant à saboter les enquêtes en cours devant faire la lumière sur cette affaire, les responsables du FMI ne restent pas indifférents, selon notre confrère de l’Indépendant dans sa parution du mardi 10 février.

 

« Une mission du Fonds monétaire international doit arriver à Bamako le mois prochain avec, dans son agenda, un seul point : l’état de la mise en œuvre des exigences qu’il a formulées en vue du rétablissement de la confiance entre elle et le gouvernement malien », indique le confrère. Mais le pire, à en croire le journal, est qu’à moins d’un mois de l’arrivée de cette mission du FMI, le gouvernement semble prier le Pôle économique et financier, qui a la charge de l’enquête, « de freiner ses ardeurs en attendant que l’Etat termine ses discussions avec la société Guo Star en vue de lui payer l’argent dû en exécution du  marché d’équipements militaires ».

Où est donc la sincérité du Président IBK dans cette affaire ? Est-il réellement pour le triomphe de la vérité dans cette ingénierie financière au relent mafieuse? Surtout quand on sait qu’il vient récemment  de nommer l’ancien ministre Moustaph Ben Barka, cité dans le dossier, au poste de secrétaire général adjoint de la Présidence.

Pour tout dire le FMI aussi bien que le peuple malien font aujourd’hui face à une combine du Président IBK visant simplement à étouffer cette affaire au moment qu’ils exigent des sanctions sérieuses contre les éventuels auteurs. Mais comme  un château de cartes, les espoirs nourris dans le débarquement des présumés coupables du gouvernement pour mieux préparer les sanctions sont aujourd’hui en  train de se dissiper avec la récente nomination de l’ancien ministre de l’Industrie Moustaph Ben Barka. Mais les responsables de Bretton Woods se laisseront-ils faire ? Attendons de voir.

Youssouf Z KEITA
Source: Le Républicain-Mali 2015-02-12 10:51:33