ACCORDS DE PAIX AU MALI Le CNJ muscle ses militants

 

Présent à Koulikoro dimanche dernier, le président du CNJ, Mohamed Salia Touré, a expliqué à la jeunesse de la 2e région le rôle de la jeunesse dans le processus de mise en œuvre des accords de paix.

D’entrée de jeu, il a indiqué que c’est un secret de polichinelle de rappeler que l’accord d’Alger, qui servira de trame au renouveau de notre pays, a été conçu après un long processus de dialogue auquel ont participé des représentants de la société civile malienne aux côtés des autorités publiques.

Notre pays, poursuivra-t-il, était bien plus affaibli par les crises passées. Et c’est pourquoi, il est précisé dans l’accord que la responsabilité première dans sa mise en œuvre incombe aux Maliens, a-t-il précisé.

A en croire M. Touré, « s’il est vrai qu’être jeune c’est élever sa nation, il n’en demeure pas moins vrai qu’il nous revient aussi et surtout, à nous jeunes, d’accompagner les plus hautes autorités du pays dans une large explication du contenu de l’accord aux fins d’une adhésion massive des populations, gage d’un Mali apaisé de Kayes à Kidal ».

Pour le président du CNJ, cette responsabilité historique de l’Etat doit être gérée avec opiniâtreté, animé de l’esprit de sacrifice qui sied à une action historique, tout en gardant une lucidité et un sens de la mesure à toutes épreuves.

« Elle portera au préalable à assurer une mobilisation de tous les instants des Maliens de la direction de l’application la plus exhaustive du contenu du document pour lever toute ambigüité quant à notre volonté d’aller de l’avant et de conduire les réformes majeures nécessaires à la refondation de notre vivre ensemble. Elle doit concerner également la mise ne place d’un dispositif particulier pour appliquer l’accord et assurer que nous avons pris la pleine mesure de toutes nos responsabilités ».

M. Touré a proposé l’ouverture de débats partout où cela est possible afin de permettre à ceux qui sont opposés à l’accord de pouvoir intervenir, expliquer leurs positions, faire des contre-propositions et offrir l’occasion aux Maliens de se rendre compte des alternatives possibles sans populisme.

Il a conclu en affirmant que « dès lors que nous déclarons que notre pays, le Mali n’est pas voué à un destin tragique et qu’il ne saurait y avoir d’autres finalités au Mali que la paix, la réconciliation entre tous les fils et filles du pays, alors va s’amorcer pour notre pays le vrai changement ».

Ben Dao

Source: L’Indicateur Du Renouveau