EN UN MOT Course contre la montre

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La communication autour de l’organisation de la Conférence d’entente nationale fait débat et les consultations à la base tentent de toucher l’ensemble du territoire.
Premier défi : mettre d’accord tout le monde sur les termes de référence avant le jour J. Deuxièmement : Baba Akhib Haïdara aura la lourde tâche de mettre en confiance les partis signataires par rapport au contenu du Processus de paix d’Alger. La tâche semble difficile dans la mesure où la question d’inclusivité est toujours d’actualité. Dans cette conférence, qui seront les acteurs ? A ce niveau, le gouvernement et la médiation sont mis à contribution pour créer les conditions d’une participation de tous.
Divisés à l’interne, les signataires (CMA et Plateforme), sauront-ils se mettre d’accord ? Quelle va être la position sur l’épineuse question de l‘Azawad, un élément phare de ces assises nationales ? Ce qui est sûr, il y a encore blocage à ce niveau.
Au stade des consultations, la société civile et la classe politique (opposition) n’ont pas clarifié leurs positions respectives sur les TDR. Ouvertement, l’ancien Premier ministre et président du Cnas/Faso-Hèrè et l’ADPS, Soumana Sako, dénonce dans sa forme la conférence prévue. Pour n’avoir été associé à aucune étape ayant débouché sur l’accord d’Alger, il ne voit pas l’utilité de participer à une Conférence d’entente nationale. Zou en appelle plutôt à la convocation d’un Congrès extraordinaire du peuple malien. Des séries de blocage qui poussent la commission d’organisation dans une course contre la montre.
DAK