Effondrement de la grande salle d’animation Un tombeau ouvert à la cité des enfants

L’enquête sur l’effondrement de la salle d’animation destinée aux enfants continue d’inquiéter de nombre parents d’enfants en cette approche de la rentrée solaire. De sources crédibles, certains parents doutent déjà de la bonne la foi et la sincérité des responsables en charge de la structure. D’ici là, que dit la loi N°01-077/ du 18 juillet 2001, fixant les règles générales de la construction.

Tout est clair dans la loi N°01-077/ du 18 juillet fixant les règles générales de la construction sur le contrôle et réglementation des constructions : « Sera puni d’une peine d’emprisonnement de 3 à 6 mois et d’une amende de 500.000 à 1 000. 000F ou d’une de ces deux peines, toute personne qui, volontairement ou par négligence, en violation de l’alinéa 1er de l’article 20, utilise des matériaux, produits ou composants de construction non réglementés ; Aura utilisé les techniques de construction comme stipulé à l’article 24 sans les autorisations et accords requis, en violation de l’alinéa 1er de l’article 38 utilise pour l’exécution d’une construction nécessitant une entreprise n’aura pas commis une entreprise.

En violation de l’alinéa 2 de l’article 38, aura exécuté lui-même avec l’aide des connaissances des travaux de démolition nécessitant une autorisation. En cas de récidive, le maximum de la peine est toujours appliqué ; en violation de l’article 41, aura entrepris ou implanté une construction sans permis de construction de construire.Sera puni d’une peine d’emprisonnement de 1 à 2 ans et d’une amende de 1.000.000 à 2.000.000 de francs ou l’une de ces deux peines, toute personne qui, malgré des connaissances suffisantes, aura des fausses déclarations ou aura déposé de faux documents pour avoir, ou empêcher l’exécution d’un acte administratif émis conformément à la présente loi. En cas de récidive, le maximum de la peine est toujours appliqué. Le tribunal pourra en outre ordonner la démolition totale ou partielle des constructions…. »
Comment l’entrepreneur Nouhoum Kouma a violé la loi ?

La réponse est simple.Il vaut mieux vomir, c’est-à-dire rembourser les dessous de table. Par qui ? Le maître d’œuvre, certainement pour échapper à la justice, l’entrepreneur Nouhoum Kouma aurait partagé le gâteau.
De quoi s’agit-il ?
Cet homme est auteur de plusieurs effondrements de bâtiments dont récemment à l’ACI 2000, en commun accord avec les responsables de la Cité des enfants sous la tutelle du ministère de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, il a pu obtenir ce marché.Selon le dossier, le fameux entrepreneur a bénéficié de la réalisation du projet de construction de la salle d’animation destinée aux enfants, à hauteur de plus d’une dizaine de millions.
Malheureusement, ces dizaines de millions sont tombés à l’eau. Il faut dire que la santé des enfants ne le préoccupe point.Pire, le fameux entrepreneur n’a peur de personne ni la justice, ni de la prison. Ce qui le préoccupe, c’est son intérêt personnel.Dégoutant et connu de sa mauvaise notoriété, l’entrepreneur Kouma, à cause de ses intérêts personnels, évolue toujours dans ses mauvaises pratiques : Piller les biens de l’Etat pour arriver à ses fins. Pour cause, au bout de quelques mois du démarrage du chantier, la nouvelle salle s’est écroulée. Quel gâchis !

Dieu soit loué, grâce à la vigilance d’un responsable du Collectif des Résidents du marigot longeant la Cité Unicef, à travers la personne de Ladji Amadou Diakité, ingénieur de son Etat, qui a alerté les responsables du Centre sur les défaillances du chantier afin d’arrêter les travaux, à la date du vendredi 15 juillet, pour faire le constat.

Rappelons que les dégâts sont énormes, la jonction des poteaux au niveau des fondations, les enrobages, la mise en place d’un bureau technique… Pire, il a été constaté que le truand entrepreneur ne possède aucune pièce justificative pour la construction, c’est-à-dire l’autorisation de construction. Quel marché gré à gré !
Comment le célèbre entrepreneur peut-il manipuler le ministère de tutelle ?
La Direction Générale de Marchés Publics est-elle complice ? Qui protège l’entrepreneur Nouhoum Kouma ? Qu’attend le parquet de la commune VI pour se saisir du dossier ? Pourquoi autant de silence de la direction Générale des biens de l’Etat ? Voici les questions que bon nombre personnes se posent.
Signalons que le samedi 16 juillet 2016, malgré les observations, la fameuse entreprise s’est entêtée à travailler sur la partie mise en cause. Aussi, le lundi 18 juillet, la Direction Régionale de l’Urbanisme et de l’Habitat (DRUH) a été saisie pour une prise en charge du dossier. Pour l’heure, les travaux sont au point mort.
Affaire à suivre
Yacouba Dembélé