CEN : L’imam Dicko regrette que la dimension religieuse spirituelle de la crise ait été ignorée

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Si le président du Haut conseil islamique a salué la tenue de la Conférence d’entente nationale, il regrette que la crise au centre n’ait pas été suffisamment évoquée.

« D’abord on retient que c’est tout le peuple malien qui s’est retrouvé ici pour débattre son problème. Je crois que c’est extrêmement important quand le peuple même se rend compte que la solution de notre problème ne peut venir que de nous-mêmes. Donc se mettre ensemble, débattre, chercher une solution, c’est déjà quelque chose. Le fait que toutes les catégories de personnes se sont retrouvées dans un même endroit, toute la diversité malienne qui se retrouve dans un même endroit pour débattre, c’est déjà en soi, une victoire. Beaucoup de questions ont été évoquées, moi-même j’ai souligné une question que j’ai trouvée peu évoquée, c’est la question du Delta central du Mali. Je pense que cette question ne doit pas être occultée. Nous devons vraiment faire face à toutes ces questions ».

Aussi, dira l’imam Dicko, « la dimension religieuse spirituelle de cette crise-là, on doit la voir en face de nous pour chercher une solution à cela. Il ne s’agit pas pour nous de remettre en cause le caractère laïc, républicain ou démocratique de notre pays, mais il y a un problème qui est là et ce problème, il faut oser le poser et trouver sa solution ».

CEN : Les ex-rebelles veulent un nouveau débat sur le terme « l’Azawad »
Les responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) avouent être restés sur leur faim. Selon Almou Ag Mohamed, l’un des porte-paroles du Mouvement, des questions brûlantes notamment le contenu à donner au terme « Azawad » n’ont pas trouvé de réponse.

Il estime que le débat concernant l’Azawad doit se tenir au niveau local.
« J’avoue que moi-même, je reste sur ma faim. Parce qu’on a constaté que cinq jours de débat national ne suffisent pas pour trancher les questions brûlantes comme celle de l’Azawad. Par exemple, le seul cadre dans l’accord pour traiter la question de l’Azawad, c’est cette Conférence d’entente nationale. Donc il serait vraiment dommage qu’au sortir de cette Conférence d’entente nationale on ne donne pas une définition claire et un contenu clair au mot ‘Azawad’. Les uns et les autres se sont disputés pendant ces trois jours. Mais jusque-là, je vois que la Conférence tire vers sa fin. Mais on n’a pas encore donné une solution satisfaisante au traitement de cette question. Peut-être que le cadre n’a pas été trouvé, le cadre idoine pour débattre de cette question, parce que je le dis et je le pense toujours, l’accord nous a un peu piégés à ce sujet. Il dit que cette question va être débattue dans un cadre national, mais je pense qu’il faut ramener ce débat au niveau local », a expliqué Almou Ag Mohamed sur les antennes de Studio Tamani.