Ambassade et Consulat du Mali en France : hold-up contre la nation

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Nous l’avons dit et nous ne cesserons jamais de le redire : notre ambassade et notre consulat en France sont malades. Comme d’ailleurs sont malades la plupart de nos institutions notamment Koulouba. À Paris, les maux, qui nous gangrènent, dépassent largement les compétences et la volonté d’un seul homme. Fut-il consul général. Le consulat a besoin de karcher et le consul général n’en a pas les moyens.

Ouvrir un second consulat à Paris n’est pas la solution, n’en déplaise aux vautours tapis dans l’ombre qui pensent y trouver leur compte, c’est-à-dire être recrutés comme agents consulaires. Au lieu d’ouvrir un second consulat, l’existant doit être nettoyé.

IBK vient d’ouvrir un nouveau consulat général à Lyon, inutilement, puisque 7 hauts cadres dont des professeurs d’université en France voulaient juste devenir consuls honoraires pour servir bénévolement leur patrie d’origine. Non, leur dossier n’intéresse pas ce régime corrompu et apatride d’IBK. Ce régime préfère puiser dans nos maigres ressources publiques pour satisfaire alliés et courtisans par une mutation en France. Nous avons été très durs avec ATT en son temps. Force est de reconnaître qu’il vaut mieux qu’IBK. Il n’y a pas photo.
Pour celles et ceux qui n’auront pas de boulot au sein du nouveau consulat de Lyon, tout espoir n’est pas perdu. Tant que mademoiselle 45 ans, fille du président d’une des institutions du Mali, n’aura pas sa part, vous avez un allié de taille. Elle a fini ses études post-universitaires ; elle ne sera jamais professeur en France ; refuse le travail immigré ; peine à se régulariser et déteste rentrer au Mali.

Si à l’Unesco, les hautes autorités (IBK et Abdoulaye Diop), après avoir créé une délégation bidon et budgétivore, ont permis à Oumar Keïta, le sous-ambassadeur, de distribuer des contrats de travail et de mission à sa guise, à son prix, comme si l’argent public tombait du Ciel, à chaque niveau, chaque apprenti instruit, pardon néo-alphabétisé, cherchera «légitimement» sa part. «Untel a eu sa part et pourquoi pas moi ?». Telle est la devise. Or, le Mali n’a pas les moyens, et mieux, même si ces moyens existaient, ils seraient utiles ailleurs. Pensons aux enfants qui subissent au Mali la double vacation et la double division, même si, ce sont les enfants des autres. Un peu de cœur, IBK.

Notre ambassadeur pistonné de 80 ans, au lieu d’être une force de rassemblement, est le diviseur en chef de notre communauté. Il est dans toutes les sauces. Se croyant rusé et malin. L’ambassadeur a tourné en bourrique le ministre Bathily venu éteindre le feu de la contestation au consulat. C’est au Mali que l’on voit pareils spectacles : un ministre humilié impunément et publiquement par un ambassadeur. Le fond du problème est que les désavoués ministres Diop et Sylla ne souhaitaient guère la réussite de la mission du très pédant Bathily. Comme l’ambassadeur est du camp du RPM, il boycotta Bathily. Quid de la solidarité gouvernementale ? Seulement voilà, c’est le Mali qui est ridiculisé. Nous y reviendrons ultérieurement.

Le chef de protocole, le normalement surveillant de prison, valet notoire du ministre Diop, roule à bord d’une voiture diplomatique comme s’il s’agit de son héritage, entre-temps, Bathily bouge en voiture privée à Paris et cela grâce à la générosité de certains associatifs. La diplomatie est un art. Quand l’on devient diplomate par effraction et sans formation intellectuelle, l’on reste un piètre novice toute sa vie.
La pléthore révoltante, inefficace, mais jamais décriée par nos braves associatifs, notamment le Haut conseil des Maliens de l’extérieur

La pléthore d’agents continue à l’ambassade. L’ambassadeur continue de garder dans les effectifs un condamné à perpétuité, Mamadou Diarra dit John. Les fils des agents rappelés sans formation peuplent le consulat et sont recrutés au vu et au su de tous. Leurs parents sont rassurés, en revenant à Paris, un jour se soigner, ils ont un pied-à-terre. Le salut des Maliens attendra.

Des agents normalement en fin de mission restent à Paris au prétexte d’une médecine plus développée. Notre diplomatie accordant des dérogations bidon. Du genre : «je vais accoucher, je vais me soigner», comme si aller accoucher au Mali est un crime pour des individus nés au Mali, de parents eux-mêmes nés au Mali. Du «hérédombalia» de première classe.

Du consul en fin de mission
Soyons clairs, nous n’avons jamais vu, encore moins rencontré toute notre vie durant, notre consul général Abdoulaye Diané, qui vient d’être rappelé. Allah nous suffit comme Témoin. Nous nous sommes abstenus de saluer ses actions pour ne pas être tenus co-responsables de ses éventuels échecs.

Et pourtant, en tout cas en France, l’homme a été d’une grande dignité. Il n’a jamais distribué de l’argent public afin de chercher à faire taire certains agités associatifs contrairement à une maudite et malheureuse attitude bien ancrée ici. Nous avons cherché partout et vainement, Abdoulaye Diané n’a jamais écrit à un préfet en pleurnichant, demandant des titres de séjour ordinaires pour sa famille. En effet, c’est avec ses titres ordinaires que l’on peut prétendre devenir un jour Français. C’est rare pour être souligné. Abdoulaye Diané n’a jamais fait délivrer des laissez-passer aux Maliens sans papiers pour leur retour forcé pensant plaire aux autorités françaises et éventuellement faire naturaliser ses propres enfants. Sous Diané, les visas pour rentrer au Mali sont désormais électroniques évitant ainsi de banals coups de cachet incontrôlés sur les passeports. Source de toutes les magouilles.

Les frais de passeport sont désormais payés en Banque. Qui à Paris ne se souvient pas des casses suspectes des coffres-forts du consulat dans l’indifférence générale quand l’argent public s’y gardait ? Quel associatif avait bougé son petit doigt ? Personne naturellement. Aussi, le consul rappelé, Abdoulaye Diané, est parti à plusieurs reprises à Bamako et a ramené des milliers de passeports qui étaient en souffrance. Enfin, le consul a eu le formidable courage de licencier un agent. L’affaire est pendante devant les juridictions françaises. Nous sommes tenus à l’obligation de réserves. Par Allah, le peuple malien sera informé le moment venu.

Au-delà du consul général rappelé
Encore une fois, que fait en France Cheick Mouctary Diarra, le parachuté ambassadeur de 80 ans ? Faire débloquer futilement des fonds à ses amis ? Faire saigner le Mali ? Vous savez, nos cadres consulaires ont souvent, une fois arrivés en France, un seul souci : comment pouvoir rester ad vitam aeternam ?
Il est temps pour les plus hautes autorités du Mali de limiter les années de mission du consul général, du vice-consul chargé des questions juridiques et des conseillers consulaires à 3 ans maximum afin d’éviter qu’ils ne tentent de se «prostituer» pour plaire aux autorités françaises au détriment des compatriotes qu’ils sont supposés servir.
Les syndicats de magistrats ont tout fait pour qu’un des leurs redevienne consul. Le pouvoir corrompu d’IBK a cédé. Non, le poste de consul à Paris doit revenir à une personne appartenant à un corps respecté. Se galvauder du titre de magistrat n’impressionne personne au pays de la Sorbonne, de Polytechnique et de l’ENA. Cheickné Wagué, Wafi Cissé, Mangal Traoré, tous anciens consuls savent exactement de quoi nous parlons. Nul ne viendra délivrer aux autres des laissez-passer de complaisance pour mieux servir sa propre famille. Non, cette période est révolue.

Les méthodes mafieuses de l’ambassadeur
Qui peut nous édifier sur les fonds, tous les fonds débloqués ou à débloquer pour la médiation suite à l’occupation du consulat ? Et subsidiairement, qui financera la fameuse structure de médiation de la mise en œuvre de l’accord ? À hauteur de combien ? Quid de la comptabilité sur ces fonds ? Combien toucheront les membres de la fameuse commission de médiation et pour combien de temps ? Ou est-ce une façon déguisée de recruter de nouveaux agents consulaires ?

En clair, pourquoi l’ambassadeur Cheick Mouctary Diarra soutenait-il qu’il est prêt à mettre 100 000 euros sur la table afin de réussir une issue heureuse à l’occupation du consulat sans Mohamed Ali Bathily ? 100 000 euros pour quoi faire ? Cet argent public à distribuer entre qui ? Des membres du Haut conseil des Maliens de France seront-ils associés au partage de cette fortune tombée du Ciel, pour faire de l’entre soi ?
Nos rebelles dans les régions du Nord du Mali ont incontestablement fait des émules. Que Dieu sauve le Mali.
Diadié Soumaré, médiateur

Ce Monsieur très actif dans les réseaux associatifs maliens de France a commencé sa vie associative avant que la plupart de celles et ceux qui occupaient le consulat ne soient nés. Il n’ignore rien des problèmes des Maliens de France et voilà subitement que ce très contesté personnage est médiateur. Qu’avait-il entrepris sérieusement pour les Maliens de France ? Absolument rien. Nous ne parlons pas des associations s’occupant des communautés de banlieue issues des diversités financées par les contribuables français et susceptibles d’être contrôlées par la très sérieuse Cour des Comptes. Nous parlons des Maliens de France ayant besoin des services consulaires maliens.
Pourquoi aucune association ou aucun membre d’association ne parle des frais exorbitants nécessaires à l’obtention de nos documents administratifs maliens en France ? Le passeport malien est plus de 3 fois plus cher que le passeport sénégalais. En réalité, le Mali est très loin des préoccupations de bon nombre d’agités associatifs. Les combats sont pour la plupart des ambitions personnelles. Respect aux rares associatifs préoccupés du Mali.

IBK : la gangrène du Mali
Quoi de plus normal, si le président IBK, lui-même lié au mafieux (Tomi Michel), est incapable de déclarer publiquement ses biens, en dépit de la lettre, de l’esprit et de la pratique de notre Constitution. Et qu’un certain Soumaïla Cissé, qui est dit très riche alors qu’il n’a rien inventé, n’a rien hérité et en plus est entouré d’anciens taulards liés aux fonds publics (Seydou Diawara, ancien Directeur général des douanes –Tiémoko Maïga, ancien PDG de la Sotelma), et chef de file de l’opposition, se tait religieusement.
Boubacar SOW
boubacarsow@hotmail.fr